Héritage et déshérence dans les ventes aux enchères

Errance, héritage et déshérence : L’hôtel Drouot dans le regard d’un étranger. Mémoire de master en sciences sociales, spécialité ethnologie et anthropologie sociale, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris.

Résumé

L’hôtel Drouot de Paris, construit en 1852, est le principal hôtel de ventes de la ville, l’un des espaces les plus représentatifs du marché de l’art français. Dirigé par des commissaires-priseurs, dont le métier est profondément enraciné dans l’histoire du droit français, Drouot est devenue une compagnie à vocation internationale. Un vaste répertoire de pièces de collection de toutes les tendances artistiques, de toutes les époques et de tous les pays du monde y est offert : Antiquités, art d’époque, art moderne, art primitif, art urbain, art contemporain, art décoratif, art asiatique. Tous ces objets ont suscité dans le passé les passions des collectionneurs français et étrangers. La démolition et la construction d’un « nouveau Drouot » en 1980, ainsi que la réforme juridique des ventes publiques achevée en 2001, symbolisent une vaste métamorphose. Ce mémoire explore le sens —intime et social— de vendre aux enchères une collection d’art qui à la base fait partie d’un patrimoine familial.

 

Direction académique: Brigitte Derlon
Financement: Bourse d’études du Programme Alban de l’Union Européenne.
Mémoire soutenu en juin 2008 au Laboratoire d’anthropologie sociale. Mention très bien (18/20).
Interlocuteurs dans le terrain: Didier Lesnes, Jacques (+) et Suzanne Cuvillier, Isabelle Kalinowski, Jean-Jacques Fernier.

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Recherche sur les galeries d’art moderne et contemporain à Bogotá

Résumé

Cette enquête fut réalisée dans le cadre du diplôme d’anthropologie à l’Université Nationale de Bogotá (1997-2002). Il me semblait à l’époque que les dimensions économiques de l’art inspiraient beaucoup de méfiance, participant d’une vision idéaliste de l’artiste en tant que créateur désintéressé, mettant par conséquent en déni son rôle à l’intérieur d’un marché. A niveau méthodologique, l’enquête s’est déroulé à travers l’observation des activités de trois galeries d’art et s’appuyait des apports méthodologiques de l’interactionnisme symbolique. Il a été également l’occasion de faire un recueil de récits sur l’histoire des galeries d’art à Bogotá, centré notamment dans les témoignages de Hans Ungar, un libraire d’origine autrichienne qui avait fondée la première galerie d’art moderne de la ville et qui était le galeriste doyen de l’époque.

Information complémentaire

Direction académique: Fabián Sanabria
Mémoire soutenu en novembre 2002 devant un jury composé de Fabián Sanabria, Genoveva Iriarte et Hans Abderhalden.
Mes études d’anthropologie à l’Université nationale ont été généreusement soutenus par monsieur José David Tenorio, ancien directeur de la Fondation Carvajal.

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